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    <title>PasserelleSHS</title>
    <link>https://revedel-ouest.univ-nantes.fr/passerelleshs</link>
    <description>Revue de l'Ecole Doctorale Sociétés, Temps, Territoires</description>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>La frontière dans tous ses états : regards pluridisciplinaires</title>
      <link>https://revedel-ouest.univ-nantes.fr/passerelleshs/index.php?id=365</link>
      <description>La métaphore des « lignes dans le sable » (Parker, Vaughan-Williams, 2009) présente la frontière comme une construction humaine mouvante, en opposition à l’idée d’une ligne fixe et immuable. Cette expression tire son origine de traductions scripturaires divergentes : certains évoquent le sable, d’autres la terre. Cette ambiguïté reflète la tension entre des frontières perçues d’abord comme changeantes et souples puis conçues comme des limites plus rigides.                     Les frontières sont d’abord étudiées par les sciences humaines et sociales comme des phénomènes géographiques et physiques. Plus récemment, du fait de « l’évolution des techniques de transport et de communication, la dynamique et l’ampleur des échanges économiques, mais aussi la prise en considération politique d’une plus grande interdépendance du système-monde » (Groupe Frontière, 2024), le renouvellement de cette notion est devenu nécessaire. Considérée aujourd’hui comme un objet d’étude aux multiples facettes et sujette à des évolutions constantes, la frontière peut être tout autant inscrite dans l’espace que symbolique ou sociale, objectivement tracée qu’une métaphore subjective de l’espace social.                     Dans un article publié récemment sur le site Géoconfluences (Acloque, 2022), le terme de frontière est défini au sens large : « la frontière peut être définie comme toute discontinuité entre deux formes différentes d’appropriation territoriale, y compris à l’intérieur d’un État. C’est l</description>
      <pubDate>Tue, 15 Apr 2025 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Le réalisme magique ou l’art de la débanalisation du réel quotidien</title>
      <link>https://revedel-ouest.univ-nantes.fr/passerelleshs/index.php?id=324</link>
      <description>Le présent article entend revenir sur la manière dont certaines œuvres réalistes magiques parviennent, dans la lignée des théories fondatrices de Franz Roh, à débanaliser le réel et à mettre en lumière le caractère d’étrangeté des objets quotidiens, qui les éloigne d’une familiarité à laquelle on les avait sans doute trop vite assignés. À travers quelques exemples picturaux (Giorgio de Chirico, Edward Hopper) et littéraires (Gabriel García Márquez, Isabel Allende, Jonathan Safran Foer, Marie NDiaye), il s’agira de voir comment s’opère cette débanalisation, qui passe par un ensemble de procédés narratifs, formels et structurels, certes liés à l’esthétique de chaque artiste, mais toujours révélateurs d’une démarche de questionnement du réel et de revalorisation de celui-ci, que ce soit pour le ré-enchanter, pour mettre en valeur sa perte nostalgique dans une perspective traumatique ou pour interroger sa part sombre et insaisissable. </description>
      <pubDate>Wed, 12 Mar 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>« Débanaliser le banal » en SHS</title>
      <link>https://revedel-ouest.univ-nantes.fr/passerelleshs/index.php?id=364</link>
      <description>As-tu pensé à ceux qui viendront maintenant dormir dans notre lit ? Qu’ils se douteront peu [de] ce qu’il a vu ! Ce serait une belle chose à écrire que l’histoire d’un lit ! Il y a ainsi dans chaque objet banal de merveilleuses histoires. Chaque pavé de la rue a peut-être son sublime1                                              Présentation de la thématique                 Le « banal » est ce qui va de soi, ce qui va sans dire. Objet de consensus, il est donc rarement objet de discussions et encore moins lieu de controverses. À ce titre, les chercheur·e·s en sciences humaines et sociales ont toutes les chances de l’ignorer, tant les traces qu’il laisse sur le terrain et dans les données de recherche sont discrètes. Pourtant, les choses qui vont sans dire ne sont pas toujours les moins signifiantes, bien au contraire. « On s’étonne trop de ce qu’on voit rarement et pas assez de ce qu’on voit tous les jours », comme l’écrivait Mme de Genlis. Aussi, pour son troisième numéro, la revue Passerelles SHS propose-t-elle de « “Débanaliser” le banal » (Bourdieu 2000).                  Étymologiquement, le terme « banal » est d’abord un adjectif issu du droit féodal désignant des objets, comme le four ou le moulin, à l’usage desquels un seigneur pouvait assujettir ses vassaux contre redevance. Il est donc associé originellement aux concepts de collectivité et d’obligation. À partir de la fin du XVIIIe siècle, le terme acquiert une seconde acception, péjorative celle-ci, en devenant syn</description>
      <pubDate>Fri, 07 Mar 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Les comités</title>
      <link>https://revedel-ouest.univ-nantes.fr/passerelleshs/index.php?id=73</link>
      <description>Comités de rédaction                     Le comité de rédaction est composé de doctorant.e.s de l'École Doctorale Sociétés, Temps, Territoires (STT).                                              Comité de rédaction - n° 3                                                      Soline BUTIN, doctorante en géographie, Université d’Angers, ESO                             Vincent DAUMAS, doctorant en histoire, Université Rennes 2, ERIMIT                             Adam MIRBEAU, doctorant en histoire, Université d’Angers, TEMOS                             Antonio ROMANO, doctorant en histoire, Le Mans Université, CReAAH                             Anne-Flore THIBAUT, doctorante en histoire, Université d’Angers, TEMOS                                                                                            Comité de rédaction - n° 2                                                      Edison Giovanny CONTRERAS, doctorant en Sciences du Langage, Université de Bretagne-Sud                             Laura JANNOT, doctorante en géographie, Université d'Angers, ESTHUA, Laboratoire Espaces et Sociétés (UMR 6590 ESO)                             Elsa KOERNER, doctorante en sociologie, Université Rennes 2, Laboratoire Espaces et Sociétés (UMR 6590)                             Jonathan MICHEL, doctorant en sociologie, Nantes Université, ENS                             Salima SALHI, doctorante en géographie, Université d'Angers, Laboratoire Espaces et Sociétés (UMR 6590)                     </description>
      <pubDate>Mon, 03 Mar 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Exilé, sans‑papiers : ce que le banal révèle</title>
      <link>https://revedel-ouest.univ-nantes.fr/passerelleshs/index.php?id=286</link>
      <description>Cet article revient sur deux précédents travaux de recherche en les abordant sous la focale du banal. Les enjeux de (non) banalité y ont soulevé de nouvelles réflexions quant à ce qu’ils révélaient : derrière des processus de (dé)banalisation, il y aurait en réalité des mécanismes sociaux forts que le parcours d’exil met en lumière. Nous nous positionnons dans la sociologie de l’exil, et cet article montre à voir comment les crises qui constituent la situation d’exil mènent à un décalage de schèmes qui s’opère entre les personnes concernées et celles qui les entourent. Ce décalage est à la source de processus (dé)banalisation : ce qui devient banal ou extraordinaire au prisme du parcours d’exil l’est en réalité de la confrontation des points de vue de ces différents acteurs sociaux. Toutefois, arrêter la réflexion ici ne donnerait pas à voir tout ce que le banal dévoile : des mécanismes tels que l’accumulation d’un capital de résilience ou l’affirmation d’une agentivité limitée, justifiant une sociologie par l’anecdotique. </description>
      <pubDate>Mon, 03 Mar 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Comment porter attention à la banalité du quotidien pour appréhender l’architecture ?</title>
      <link>https://revedel-ouest.univ-nantes.fr/passerelleshs/index.php?id=353</link>
      <description>L’architecture étant liée à l’habiter, nous avons cherché à la comprendre à travers l’expérience de la banalité, en racontant des situations ordinaires, à la première personne. La mise en récit met alors en exergue les relations que nous entretenons avec les lieux, au quotidien. L’objectif de cet article est de présenter brièvement le cadre méthodologique de cette expérimentation en lien avec l’expérience de la banalité, puis de partager des extraits de ces récits pour enfin proposer une part d’analyse de ces pratiques quotidiennes racontées. Nous nous demanderons quels rôles jouent ces pratiques mouvantes de l’espace dans le processus répétitif du quotidien. Le récit d’espace lui-même pourrait être vu comme un acte d’architecture, rendant le territoire expressif et habité. Ce développement reprend en partie un travail réalisé pour notre thèse soutenue en 2024. </description>
      <pubDate>Fri, 31 Jan 2025 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>De l’herméneutique de l’architecture : L’interprétation des typologies architecturales au cœur du sens commun</title>
      <link>https://revedel-ouest.univ-nantes.fr/passerelleshs/index.php?id=333</link>
      <description>Le présent article initie une réflexion sur l’interprétation de l’architecture comme objet sociosymbolique. La question est d’abord abordée sous l’angle d’une linguistique de l’architecture pour ensuite se tourner vers une herméneutique classique et une analogie entre la notion de concepts chez Ernst Cassirer et les typologies architecturales. Il s’inscrit dans une démarche méthodologique pour identifier les modes de formation du sens commun sur l’architecture et sur l’influence de celui-ci sur la production contemporaine d’édifices. L’article propose la juxtaposition de lectures classiques de l’herméneutique et de réflexions sur l’environnement bâti pour proposer une potentielle méthode d’interprétation de l’architecture. </description>
      <pubDate>Tue, 17 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Le pouvoir symbolique de l’anglais et le premier conflit linguistique au Cameroun</title>
      <link>https://revedel-ouest.univ-nantes.fr/passerelleshs/index.php?id=340</link>
      <description>Cette étude se propose de montrer que les conflits linguistiques ne surviennent pas toujours dans des contextes diglossiques. Il peut arriver que les protagonistes ne vivent pas sur le même territoire ou que les langues au cœur des dissensions ne soient pas les leurs. Le premier conflit linguistique au Cameroun est en effet lié à la perception valorisée d’une langue étrangère (l’anglais) par une communauté sociolinguistique. Il a opposé les missionnaires bâlois et les populations de la ville de Victoria au début de la colonisation allemande et a mis en jeu les rapports entre la langue, le prestige social, les identités et les représentations sociolinguistiques. Les Bâlois voulaient introduire le duala à Victoria où l’anglais avait acquis la fonction prestigieuse de langue de l’administration, et les baptistes anglais obligés de céder la place aux Allemands l’utilisaient lors de leurs offices religieux. Les populations de la ville vont s’opposer à cette décision dans la mesure où la connaissance de l’anglais permettait de trouver un emploi rémunéré. D’autres communautés sociolinguistiques seront, directement ou indirectement, impliquées dans le conflit : les Anglais et les Bakweri. Les Anglais pour les possibilités offertes par la connaissance de leur langue, les Bakweri parce qu’ils étaient stigmatisés par les Victoriens, et parce que le duala était proche de leur langue. Victoria nous apprend finalement qu’un conflit linguistique peut avoir pour cause la tentative d’imposition d’une langue sur laquelle pèse le poids des stéréotypes dévalorisants qui stigmatisent un groupe. La communauté sociolinguistique à l’origine de la stigmatisation survalorise une identité qu’elle adosse sur sa cohabitation avec des étrangers perçus comme bienveillants. Elle croit partager avec ceux-ci un destin commun et un mode de vie qui font d’eux une communauté évoluée, contrairement aux bushmen de l’arrière-pays, les Bakweri. The main purpose of this study is to show that language conflicts do not always arise in diglossic contexts. The protagonists may not live in the same territory, or the languages at the heart of the conflict may not be their own. The first linguistic conflict in Cameroon was linked to the perception of a foreign language (English) by a sociolinguistic community. It pitted Basel missionaries against the people of Victoria at the start of German colonisation and brought into play the relationship between language, social prestige, identities, and sociolinguistic representations. The Baslers wanted to introduce Duala to Victoria, where English had acquired the prestigious position of administrative language, and the English Baptists, forced to give way to the Germans, used it in their religious services. The inhabitants of the town were opposed to this decision, as a knowledge of English meant that they could find paid employment. Other sociolinguistic communities were directly or indirectly involved in the conflict: the English and the Bakweri. The English because of the opportunities offered by knowledge of their language, the Bakweri because they were stigmatised by the Victorians, and because Duala was close to their language. Finally, Victoria teaches us that a linguistic conflict can be caused by an attempt to impose a language that carries the weight of devaluing stereotypes that stigmatise a group. The sociolinguistic community at the origin of the stigmatisation overvalues an identity that it bases on its cohabitation with foreigners perceived as benevolent. They believe that they share a common destiny and a way of life that makes them an advanced community, unlike the Bushmen of the hinterland, the Bakweri. </description>
      <pubDate>Tue, 17 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Violences au coeur d’un gouvernement d’exception : l’impossible banalisation des transmigrations sénégalaises du Sénégal vers le Nord de l’Afrique</title>
      <link>https://revedel-ouest.univ-nantes.fr/passerelleshs/index.php?id=312</link>
      <description>Cet article est issu de ma recherche doctorale autour des transmigrations et traversées de frontières de Sénégalais·es en partance au Maroc, dans le contexte d’externalisation des politiques migratoires européennes vers le Sud. Par le biais d’une enquête ethnographique multi-localisée, multipolaire et embarquée au plus près des frontières et des migrant·es, menée de 2012 à 2017 et faite de chassés croisés entre le Maroc et le Sénégal et de terrains de longue durée dans ces pays, j’étudie certaines réalités migratoires au prisme du risque. En effet, dans ce régime contemporain des migrations, je révèle que les frontières observées se parcourent, pour les Sénégalais·es, dans des épreuves routinières (Bontemps, 2014), marquant l'exception et le fait que celle-ci devienne habituelle. Dans cette normalité de l’anormal (Gayer, 2018), l’exception devient gouvernement et les risques d’exclusion, d’isolement, d’interception, de refoulement, d’expulsion, d’humiliation, d’arnaque, de violence, de disparition et de mort augmentent. Je réfléchis alors, en tant que regard extérieur en migration avantagée par rapport à mes interlocuteurs·rices sénégalais.es, aux tensions et continuités existantes entre la banalisation et l’extraordinarité de leurs passages. </description>
      <pubDate>Mon, 16 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Le design urbain, une nouvelle forme de violence banalisée ? Étude des dispositifs « anti-SDF » comme impensé hostile</title>
      <link>https://revedel-ouest.univ-nantes.fr/passerelleshs/index.php?id=305</link>
      <description>Pour cet article, nous proposons de réfléchir à la notion délicate de banalité en nous intéressant aux « mobiliers anti-SDF », que nous préférons désigner sous la terminologie de « dispositifs de design urbain hostile » comme matrice et fondement d’une forme de violence banale et banalisée. Pour cela, nous aimerions faire l’hypothèse que l’objet urbain comme processus de design serait corrompu, qu’il serait détourné de son utilité première, comme possibilité d’outil conviviale et solidaire pour apparaître aussi sous la forme d’un dispositif sécuritaire, voire disciplinaire. Pour mener à bien cette réflexion, nous allons questionner la notion polysémique de fonction en tentant de l’explorer comme système de signes complexes et considérer la chose « fonctionnelle » en dépassant le simple domaine circonscrit de son usage. À l’aide d’une étude de cas pratique et de photos, nous observerons que désormais le design urbain peut également être punitif en infligeant une punition corporelle et humiliante à celui qui ne respecterait pas les consignes, règles et normes de la pratique collective de l’espace public. Pour finir, nous ferons un rapprochement entre la personne vivant à la rue, considérée comme indésirable, et la notion de « mort sociale » comme subjectivité déconsidérée et exclue du groupe social et de la ville. Les objets qui composent la ville ne sont pas neutres à l’image du design urbain comme conception politique de l’espace public dont les conséquences peuvent s’apparenter à un acte de violence, pourtant minimisé par l’impensé de la pratique de design. </description>
      <pubDate>Sun, 15 Dec 2024 00:00:00 +0100</pubDate>
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